animaux = viande = manger?

crédit photo: Sweet Meats

Questionnement de Josée Blanchette, dans Le Devoir de vendredi dernier, en réponse au livre de Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux?:

«pourquoi 18 % des jeunes dans les universités américaines sont-ils végétariens? Et pourquoi ces bouffeurs de luzerne sont rarement obèses? Pourquoi Michelle Obama s’est fait garrocher des tomates, dernièrement, lorsqu’elle a soulevé la problématique de l’alimentation déficiente en fruits et légumes dans un pays où l’obésité représente le problème numéro un de santé publique? Sûrement rien à voir avec le lobby des producteurs de viande qui ressemble drôlement à celui des producteurs de cigarettes.
«Je me suis aussi demandé pourquoi on voyait rarement d’images d’abattoirs à la télé, ni d’élevages industriels. Qui sait ce qui se trafique là, à part les inspecteurs du MAPAQ, et encore. Même mon ex-boucher du marché Atwater est devenu végétarien…
«Pour des raisons éthiques (besoin de plus?), morales (1 c. à thé chaque matin avec les antidépresseurs), environnementales (un carnivore occupe sept fois plus de terrain qu’un végétarien, sans compter que le secteur du bétail est le plus gros générateur de gaz à effet de serre), sanitaires (grippes aviaires, porcines, oeufs à la dioxine, vache folle, etc.), de santé (maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, maladies chroniques), sociales (1,2 milliard d’humains crèvent de faim selon la Banque Mondiale, qui n’a de cesse de sonner l’alerte) et éducatives (nos enfants ne se font pas prier pour renoncer à la viande lorsqu’ils découvrent comment on élève leur pepperoni), on peut choisir de devenir végétarien, végétalien ou à tout le moins un carnivore éthique très sélectif

 

Notre exemplaire est réservé à la Chouette Librairie.

Lignes de faille. Un roman dérangeant et sensible de Nancy Huston, écrivaine canadienne. Cette oeuvre a reçu le prix Femina en 2006. On y entend quatre enfants de quatre générations d’une même famille, chacune étant influencée par la violence politique, familiale ou sociale de son époque.

En voici deux courts extraits:

« Le silence est long et plein  et je peux m’y immerger complètement, je vois le corbeau immobile dont un oeil est à moitié ouvert et vitreux, je vois un diadème qui scintille dans les cheveux dorés de la fée, je vois la vapeur qui monte du bol de céréales chaudes que p’pa me fait parfois le matin en hiver, avec du sucre roux, de la crème et même des raisins secs parfois, c’est délicieux. » p. 179.

« Les jours sont longs, même en hiver quand ils sont censés être courts ; les semaines sont plus longues encore et les mois sans fin, je les compte à mesure qu’ils passent mais je ne sais pas vers quoi je compte, la vie est interminable. » p. 284.

Lignes de faille. A sensitive and disturbing novel by Nancy Huston, a Canadian writer. This work won the Prix Femina in 2006. We hear four children from four generations of one family, each one being influenced by
political, social or family violence of his era.