Ce samedi 24 juillet, dans le journal Le Devoir, cahier D 5, Philippe Mollé parlait de pain et…

…de fausses croyances, d’ingrédients imposteurs:

« Contrairement à la croyance populaire, le pain ne fait pas grossir lorsqu’on en consomme de façon modérée. Ce qui change la donne, assure Pierre Herzog, professeur en nutrition aux moulins de Paris, c’est ce qu’on ajoute au pain, comme les sucres, les saveurs artificielles ou encore les arômes ou agents de conservation, qui ne devraient pas être nécessaires dans la préparation du pain. »

…des mentalités qui, idéalement, devraient changer:

« Désormais, au Québec, il faudra compter sur l’évolution des moeurs en matière de culture alimentaire, dont le pain fait partie. De nombreuses petites boulangeries artisanales voient le jour partout au Québec et tentent l’expérience du bon pain. […] Le métier est difficile, surtout l’été, et il est de plus en plus difficile de recruter parmi les jeunes de futurs boulangers qui acceptent de travailler les fins de semaine, la nuit, et à la chaleur. »

… des bons restaurants qui savent rehausser leur valeur, par le choix de bon pain:

« Partout au monde, dans les grands restaurants, on investit autant sur le pain que sur le café. Ainsi, la première impression (le pain) et la dernière (le café) permettent de conserver un souvenir gastronomique indélébile. »

Enfin:

« Le pain demeure malgré tout un des aliments parmi les moins chers qui existent, on le trouve partout et, comme le vin, on sait désormais ce qu’il faut faire pour que ce soit un «plaisir» de le manger, et non une pénitence même si on le consomme sec avec de l’eau. »

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photo: .blue.algae

J’ai récemment lu un article dans le journal La Presse (Stéphanie Bérubé, samedi 10 juillet 2010, A22), qui traite du doute qui entoure les boissons énergisantes au Canada:

« Depuis la création du Règlement sur les produits de santé naturels, en 2004, Santé Canada a reçu 367 demandes de mise en marché de boissons énergisantes. Seulement 18 ont reçu l’autorisation d’aller de l’avant. Cela voudrait dire que 95 % des boissons énergisantes en vente au pays n’ont pas été approuvées par Santé Canada »

[…]

« À Santé Canada, c’est la paralysie dans les évaluations. L’organisme n’a jamais caché qu’il est submergé par les demandes d’autorisation et ne peut y répondre dans un délai raisonnable. »

[…]

« Devant cette situation inhabituelle, Santé Canada a mis en place une période de grâce pour les fabriquants. Les produits peuvent demeurer sur les tablettes, à moins qu’ils ne présentent un risque inacceptable pour la santé. »

Il est grand temps de se prendre en main et de se remettre en question la confiance aveugle que l’on porte à Santé Canada. Je trouve terriblement préoccupant que des produits tels que ces boissons se rendent sur nos tablettes en toute liberté, sans étude, sans approbation. Quels autres aliments consommons-nous sans savoir quel est leur risque sur notre santé?